
La nouvelle est tombée comme un couperet : l’Empire a contre-attaqué
dans le nord de la France et à Lille en particulier. Débarquées
en nombre, les Forces du Mal n’ont pas fait de quartier. La gare,
les bâtiments administratifs sont cernés, des usines, des maisons
déjà dévastées. Que feront les rebelles ? Quelles sont leurs chances
de survie ? Après un passage en banlieue Parisienne les voilà
de retour pour de vrai, dans un réel imaginaire, un cauchemar
rêvé...
Cette combinaison improbable, cet oxymore visuel met à jour un
territoire inconnu à la lisière du vrai et du faux, à la lisière
aussi du beau et du laid, du marquant et de l’insignifiant dans
une esthétique de « l’entre deux ». C’est ce statut plutôt fragile,
et même bancal, qui est à mon sens éminemment poétique.
Les lieux, ainsi mis en scène, acquièrent une dimension qu’on
leur refuse habituellement et semblent pouvoir rivaliser avec
les meilleurs décors des productions Hollywoodiennes.
Les personnages de Star Wars, libérés de la pellicule, viennent
contaminer de leur aura ces paysages sans qualité pour créer un
conte destiné aux grands… aux grands enfants que nous n’avons
jamais cessé d’être.
Cédric Delsaux
http://www.cedricdelsaux.com