Au départ, le projet consiste à réaliser des photographies sur
les salles de cinéma en Afrique, avec l’intention de mettre en
évidence un patrimoine populaire en voie de disparition. Quand
les salles de la ville ne sont pas fermées, elles sont délabrées,
à commencer par le mur qui sert d’écran et qui n’est plus tout
à fait blanc. Néanmoins, elles continuent d’entretenir un lien
social fort. Zaubitzer s’intéresse à cette animation, à ces mouvements
de population autour des salles à la tombée de la nuit. Mais aussi
à l’architecture, ou plutôt, car il s’agit souvent de cinémas
en plein air, au caractère rudimentaire des installations, aux
cabines de projection dotées de matériels qui ont fait leur temps.
Avec le temps, et encouragé par une récompense au World Press
photo, le travail s’enrichit de nouvelles expériences. S Zaubitzer
explore de nouveaux pays, et de nouveau sujets, retournant son
appareil vers le public de ces salles.