Ferit Kuyas
City of ambition
Galeria Pionova
22.10 > 03.11.2010 - Vernissage 21.10.2010 à 19h

ul. Olejarna 2 - Gdańsk
pn. - pt. : g. 12 - 18 & sob. g. 11 - 15





© Ferit Kuyas


City of Ambition – Fast Forward in China (2005 – 2008)

Cette série nous emmène visiter l’une des plus grandes villes au monde, Chongqing dont l’incroyable superficie m’impressionne beaucoup. Tout comme la plupart de mes oeuvres ce projet a des racines autobiographiques : j’ai connu cette ville grâce à un ancien parent par alliance qui y vit et me fait me sentir chez moi. Chongqing, un endroit inconnu pour beaucoup d’occidentaux, a obtenu le statut municipal en 1997. Ce qui est assez tard comparé à Shanghai. Mais la population de Chongqing est impatiente de montrer au monde, ainsi qu’à ses villes voisines, qui elle est. La forte croissance économique a accéléré le développement de la ville. C’est un peu comme dans les années 20, lorsque Manhattan fut construit. La citation de Stieglitz « ville d’ambition » reflète aussi bien la situation actuelle de Chongqing. La ville, qui est située dans la région de Sichuan au sud-ouest de la Chine, compte aujourd’hui approximativement 32 millions d’habitants. Je suis particulièrement intéressé par la banlieue, là où l’on ne peut pas vraiment voir la ville mais la ressentir tel un tigre qui se déplace dans la jungle – invisible mais pourtant bien là. Les chantiers de construction et les changements du paysage montrent le côté métaphorique du bouleversement qui a lieu au sein de la Chine contemporaine. Le paysage, avec ces deux grands fleuves qui incorporent la ville changera inévitablement quand le niveau de l’eau aura atteint son maximum en tant que réservoir formé par le Barrage des Trois Gorges. Quels effets dramatiques cela aura sur la ville de Chongqing, on ne peut aujourd’hui que le deviner. Le brouillard observable sur beaucoup de photos est bien réel. En Chine, la ville est même surnommée « Ville de brouillard ». Tout ceci traduit le grand mystère que la Chine représente toujours pour moi. Après tant de voyages il me semble que plus j’en apprends et moins j’en sais. Bien que mon travail ait une composante documentaire, je ne me perçois pas comme un pur documentariste. La capacité d’exprimer mes émotions personnelles à travers l’image est ce qui compte le plus pour moi.

Ferit Kuyas



 

 

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