
GAZETTA 21/08/2006
"Des prises de vues intéressantes
vous attendent à Triville"
Interview avec Olivier Spillebout*
Pour la première
fois à Triville, le festival franco-polonais Transfotografia
a vu le jour. Les photos présentées dans le cadre de
ce festival seront affichées dans les clubs, bars, à
la Gare Maritime de Gdynia, ainsi que dans une vieille usine de sucre
à Pruszcz Gdanski.
Malgorzata Michalczyk : J’ai entendu
parler de tes racines polonaises…
Olivier Spillebout : Le second mari de
ma mère est Polonais ; petit, je passais mes vacances en Pologne
avec eux. Il y a 5 ou 6 ans je suis venu à Sopot…
M.M : C’est
la raison pour laquelle tu as organisé le festival de photo
à Sopot ?
O.S : Je suis tombé
amoureux du paysage, Sopot m’a enchanté. En me promenant
dans les rues, je vois sans cesse des vues intéressantes. J’ai
constaté que c’était un lieu parfait pour organiser
une telle manifestation. D’autant plus que, contrairement à
Lodz ou Krakow, personne n’a pris d’initiative pareille.
Et moi j’adore organiser, j’en ai besoin.
M.M : Tu es photographe
?
O.S : Oui, mais je ne
montre pas mes photos aux festivals dont je suis organisateur. Je
sépare ces deux choses.
M.M : L’édition
française du festival a déjà eu lieu, et les
photos des photographes polonais n’y étaient pas présentées.
As-tu l’intention de montrer en France le projet « Teraz
Polska- Poland now » et « Le Monde Autour » ?
O.S : C’est vrai
que le festival Transfotografia se compose de deux parties différentes
: polonaise et française. Les œuvres des photographes
français ont déjà été exposées
sous la forme multimédia. On peut alors dire que c’est
leur début sous la forme d’exposition. L’année
prochaine tout peut prendre une autre forme…et le projet «
Teraz Polska » sera présenté à Lille
M.M : Et deuxième
partie d’exposition polonaise, « Le Monde Autour »
de Pruszcz Gdanski ?
O.S : Nous avons cette
idée pour 2008… nous montrerons les œuvres des photographes
venant des pays nouvellement entrés à L’Union
Européenne, et peut être que dans ce cas là, nous
montrerons ces travaux.
M.M : Peux tu nous parler
des Transphotographiques ?
O.S : Ce festival existe
depuis cinq ans, nous avons une plus grande expérience ainsi
qu’un budget plus important…L’édition polonaise
reste très modeste, nous n’avons pas eu de sponsors privés.
En France nous avons déjà une certaine renommée
qui nous permet de trouver des moyens financiers.
M.M : J’ai entendu
dire qu’en Pologne il n’y avait pas de sponsors, ni privé
ni publics ?
O.S : La première
édition du festival lillois a eu le même problème.
Actuellement, c’est ma propre initiative. Je tiens à
ce projet et je crois qu’il se développera dans le futur.
Les photos françaises ont été imprimées
sur place parce que nous allons encore les exposer. Les photos polonaises
étaient aussi déjà prêtes. Nous avons dû
préparer seulement le programme et les affiches pour les besoins
du festival.
M.M : J’ai lu sur
Internet que la fondation Transfotografia se situe à Sopot…
O.S : Cette jeune structure
a été créée afin de permettre à
Transfotografia de fonctionner conformément à la loi.
J’ai des grandes ambitions et je souhaite que, dans cinq ou
dix ans, Transfotografia devienne le festival de haut rang en Pologne
et qui sait, peut-être en Europe.
M.M : Penses-tu aller
en dehors de l’Europe ?
O.S : Je souhaite avant
tout que ce festival s’inscrive définitivement dans le
calendrier des événements culturels à Triville.
Il est possibile que d’autres artistes étrangers y participent
dans le futur. Mais je ne veux pas que le festival change de localisation.
Malgré leur nom et leurs points communs, Transfotografia de
Triville et Transphotographiques de Lille sont deux initiatives différentes.
Je veux que chacune d’entre elles prenne une voie différente.
Peut être que dans cinq ans, pour des raisons différentes,
le festival lillois cessera d’exister, et ici, à Triville
nous allons nous développer. Je veux que ce festival soit une
manifestation d’élite présentant la jeune photographie.
Il est aussi important de montrer des oeuvres des photographes connus,
parce que ces derniers attirent les autres.